Angkor mérite bien un 2ème jour

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Pour le 2ème jour de notre visite du site d’Angkor, on a convenu avec notre tuktukiste préféré, Sna, de faire le « grand tour » en allant jusqu’à un temple situé encore plus loin, le Banteay Srei. Comme on ne part qu’à 7h du mat’, un peu tard à son goût, il décide d’aller au temple le plus éloigné, fort visité, en premier pour éviter la foule. On s’élance donc à fond la caisse de son véhicule, 35 km/h, pour sillonner la campagne avec un arrêt à un autre temple en cours de route, un temple un peu charnière dans l’évolution de leur architecture car l’une des dernières constructions en briques qui sont remplacées par du grès et de la latérite et l’une des premières ayant la forme de montagne. Ouf, comme on verra plutôt des temples antérieurs à l’an 1000 ce jour, on aura moins à grimper car, l’air de rien, les marches pour escalader ces temples sont de la même veine que celles des temples mayas de Chichen Iza et autres, avec des marches un poil plus larges quand même mais par 35°, ça fatigue bien.

Celui de Banteay Srei est surnommé celui des femmes car, tenez-vous bien messieurs, il est dit que seules des femmes ont pu réaliser ses bas-reliefs avec autant de finesse. André Malraux, avant d’être ministre de la culture, ne s’y est d’ailleurs pas trompé car c’est dans celui-ci qu’il a essayé de piquer quelques bas reliefs … pour son propre compte, pas pour un musée en France. Il faut croire que ce jour-là, les singes en pierre gardiens du temple n’avaient pas fait leur travail. Pris la main dans le sac, défendu par la France, il n’a écopé que d’un an de prison avec sursis. Puis il a été ministre mais il est vrai que la moralité et les hommes politiques ….

On y est entré vers 8h15 sans trop de monde mais au moment de notre sortie, c’était une déferlante du tourisme asiatique qui sévit maintenant ici. Difficile de se frayer un chemin pour sortir mais on a échappé aux prises de photos difficiles, aux piétinements et autres bousculades polies.

Dans un temple suivant, ce sont des lions qui gardent et ceux-là ont la particularité d’avoir un trou à la place de la queue parce qu’en certaines occasions, on y mettait des torches et ainsi ils pétaient le feu (bof).

On rencontre aussi quelquefois de chaque côté des allées d’entrée dans les temples des statues qui semblent se livrer au jeu du tir à la corde. C’est le « barattage de la mer salée », croyance de l’hindouisme dans laquelle dieux et démons tirent de chaque côté sur le naga enroulé autour de la montagne sacrée et ainsi barattent la mer salée pour produire l’ambroisie, créant ainsi le chaos dans les profondeurs et la naissance des apsaras, nymphes danseuses. C’est la représentation de la quête de l’immortalité.

On verra aussi ce jour un temple au milieu de l’eau, un autre que celui d’Angélina mangé par un énorme banian et un immense temple, véritable petite ville ayant employé 47000 personnes pour l’entretien et un millier de danseuses, on ne devait pas s’y ennuyer.

Au bout de ces deux jours, on commençait à y voir un peu plus clair quant à Angkor mais c’était encore (waf, waf) un peu confus et, pour mettre tout ça un peu mieux en place, on allait au musée le lendemain : moderne, bien organisé, didactique et avec un audio guide en français très clair on pouvait ainsi compléter nos connaissances.

Un mystère subsiste quand même quant au déclin et à la chute de cette capitale khmère : désordres climatiques ? dirigeants incapables ? partage en plusieurs fiefs ? toujours est-il que dès le XVIème siècle, la prestigieuse capitale khmère était délaissée, déplacée vers Phnom Penh où on va la suivre pour la suite de nos aventures.

Pour bien digérer tout ça, on va remettre nos corps entre les mains expertes de masseuses dans un institut recommandé par notre amie Catherine. On ne le regrette pas car une heure de leurs soins semble nous avoir assouplis, rendus zen.

Estomac oblige, on va vers l’endroit le plus occidentalisé de la ville : Pub street, la rue de la soif où on prend 2 cocktails à 1$75 chaque avec une pizza et de retour à l’hôtel, on ne sait si ce sont les effets de ces cocktails ou du massage qui nous rendent si légers.

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sylvianne 13/03/2017 18:28

je rêve en vous suivant ! bises et profitez ...

claudine 13/03/2017 18:18

Super, merci pour tout. Profitez*en bien. Bisous

Claire 13/03/2017 17:28

Restons ZEN

MAROLLE 12/03/2017 19:09

Un vrai régal de lire vos récits ,et d'avoir aussi des photos chouettes et drôles parfois

lalydie 12/03/2017 16:58

merci merci, continuez, nous vous suivons avec grand plaisir.