Angkor, que du plaisir pour cette première

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

En montant dans l’avion qui devait arriver vers 16h à Siem Reap, on n’imaginait pas que tout allait s’accélérer dès l’atterrissage. Les formalités de douane pour les visas et la récupération des bagages se sont faits rapidement. Notre tuktukiste prévu par l’hôtel pour nous y emmener n’avait pas vu que notre avion était déjà arrivé et il est arrivé un peu après notre sortie en se confondant en excuses et en se présentant avec un sourire lumineux : Sna (à tes souhaits !). Au rythme de son poussif 125cc avec une lourde remorque et deux gros dedans (sacs bien sûr), il nous a conduits sans encombre au milieu d’une circulation d’enfer jusqu’à l’hôtel. Parvenus devant celui-ci, il nous glisse que, si on veut, il peut nous piloter sur les différentes visites d’Angkor. On lui répond que « pourquoi pas ? » mais qu’on va prendre nos billets demain soir pour ne pas faire la queue le lendemain matin et pouvoir aller assister au coucher du soleil sur le site par la même occasion. C’est là qu’il nous propose de le faire sur le champ, juste le temps du check-in et il nous emmène à son train d’enfer jusqu’à la billetterie puis jusqu’au temple principal pour un 1er tour et le coucher de soleil. Il est 17h, la billetterie ferme à 17h30 et le soleil se couche vers 18h mais banco, on y va. On arrive à la billetterie juste à la fermeture et ,surprise, le prix du Routard 2017 annoncé de 40$ pour 3 jours est passé à 62$ depuis le 1er février, à payer en cash et l’hôtel nous réclame aussi le règlement des 4 nuits réservées en cash : heureusement qu’ici tout est prévu dès qu’il s’agit de pognon : il y a un DAB en $ sur place. Ouf ! On file alors à 20 km/h jusqu’au temple pour le coucher du soleil … trop tard ! ça ferme et le soleil est couché. On reste quand même quelques minutes pour s’imprégner de l’ambiance du site : géant ! De plus, les Siem Réapais déboulent en masse pour pique niquer au bord des plans d’eau, jouer à jongler au pied avec une drôle de fléchette … fort bon enfant tout ça, on se régale un peu avant de rentrer en ville chercher un restau qu’on trouve fort facilement vu qu’il doit y en avoir juste quelques centaines. Repas honnête mais pas, comme attendu, moins cher qu’au Laos. On trouve ensuite le pire dans l’ambiance pour touristes : musique vociférant de différentes sources, foule autour de stands de vente de cocktails à 1$ et bus à la paille dans des petites bassines … on se retranche vers le marché touristique de l’autre côté de la rivière, plus calme et moins animé à cette heure du soir.

Pour notre « petit tour » du site et profiter du lever du soleil, Sna nous a donné RV à 6h du mat’ … dur, dur mais l’épreuve en vaut la peine : on commence par le Wat Angkor avec le soleil qui se lève derrière, pas « trop » de monde et un site grandiose. On avait bien lu ses dimensions mais sa taille dépasse notre imagination. La majesté du lieu, le silence des spectateurs pour le soleil levant qui semble sortir du temple rendent ce moment véritablement magique. En pénétrant à l’intérieur on se rend encore mieux compte de l’immensité (près de 1 km de côté) du site et du faste qu’il devait y régner au XIIème de nos siècles, antérieur à Notre Dame de Paris, après 37 années de construction et quelque 300000 ouvriers. Sur l’initiative d’un roi guerrier sans scrupule, hindouiste, ce temple dédié à Vishnu et à lui-même représente l’apogée de l’art Khmer et la grandeur de la ville puisqu’Angkor, Yasovarman de son vrai nom, celui de son fondateur, était la capitale Khmère pendant un peu plus de 500 ans. Elle se serait étendue sur près de 3000 km2 et pouvait avoir jusqu’à 800000 hab.

Les fresques des galeries extérieures du Wat Angkor sont d’une finesse remarquable et en faisant le tour de chaque enceinte, peu à peu on pénètre au cœur du temple, le phallus géant qui symbolise Vishnu et le roi lui-même et au sommet duquel on grimpe, au grand plaisir de Claire, pour admirer l’ensemble du site dans son éclat.

Sans s’en rendre compte, on passe presque 3h sur ce lieu symbolique  et s'il y avait du monde quand on est entré, maintenant c'est une foule énorme qui déferle. On va rejoindre Sna pour la suite de ce tour. Pensivement on fait le calcul pour la visite du site : 287 temples recensés sur les deux jours qu’on a prévus … impossible. Merci Routard et Sna d’avoir fait le tri d’entre les plus intéressants.

Etonnamment mais expliqué par le choix des rois successifs, le royaume Khmer est passé de l’hindouisme au bouddhisme et inversement en 300 ans. Ces transitions se sont opérées tout en respectant les symboles du culte précédent et si, désormais tous les temples sont dédiés au bouddhisme, toutes les traces de l’hindouisme sont encore présentes. Seuls les pillages, surtout, et les amputations, assez peu, faites par les Khmers rouges ont détérioré les ruines car le site réputé invincible a toujours été respecté.

En continuant notre visite en ce premier jour, on balaye la période après 1000 qui passe du bouddhisme à l’hindouisme, et pour l’essentiel des constructions du dernier grand roi bâtisseur revenu au bouddhisme, Jayavarman VII (J VII) à qui est attribuée la réalisation de la cité royale d’Angkor Thom contenant le monastère du roi, le Ta Phrom, sur 60ha. Encore un endroit grandiose et magnifique où on finit sur les traces d’Angélina Jolie qui est venue tourner Tombraider au milieu de ces ruines mangées par les fromagers, arbres géants dont les racines s’insinuent dans les pierres.

De retour en ville, pour garder le rythme pris, on passe par une agence pour réserver nos places de bus vers Phnom Penh et des places pour un spectacle de cirque le soir, fort dynamique et sympathique.

 

 

 

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Marianne Macarez 19/03/2017 22:45

Finalement c'est bien commode de voyager avec vous sans les moustiques!!!!Le printemps a réveillé les oiseaux, c'est plaisant dans la vallée de la Marne ....bons bisous les aventuriers . Marianne M.

Claire 13/03/2017 17:24

Merci pour le récit .Bisous à nos deux bouddhistes