Mythique baie d’Ha Long

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

On y est arrivé après bien des tergiversations. On était encore à Tam Coc et on pouvait aller en car jusque Ha Long et y chercher un bateau pour une croisière d’une journée avec nuit. C’était assez compliqué, le trajet était long avec des changements et on perdait une nuit avant d’embarquer. Le vendredi soir, avant-veille de partir, à tout hasard, je faisais un mail à une petite agence vietnamienne avec laquelle j’avais déjà échangé pour préparer ce voyage. Sur celui-ci on leur disait ce qu’on voulait faire sur la baie et dans les villages du nord-ouest. Le lendemain soir, un samedi, veille du départ à 17h, on recevait un programme et un devis pour les 5 jours à venir. Après quelques échanges de négociations et d’affinement du programme, le contrat était signé et payé vers 23h et ….

Le lendemain matin à 7h une voiture privée nous attendait pour nous emmener jusqu’à l’embarcadère de notre bateau, le White Dolphin, où on embarquait vers midi pour une croisière de 24h sur la baie de la descente du dragon. Yes !

La baie d’Ha Long, c’est avant tout une histoire de dragon. Une maman dragon aurait descendu le fleuve rouge avec son bébé dragon (encore une mère célibataire) jusqu’à la mer afin de remettre un peu d’ordre dans les courants marins. En plongeant dans la mer, leurs queues auraient entaillé la montagne faisant s’engouffrer l’eau dans ces failles et ne laissant apparaître que les sommets. A l’endroit le moins profond, au nord, on a la baie du petit dragon (Bai Tu Long) et au sud, le plus profond la baie du dragon (Ha Long). Il y a aussi une explication géologique qui me semble plus plausible mais quoi qu’il en soit, cette merveille est menacée pour son avenir : une gestion hasardeuse du potentiel touristique, le pillage des fonds marins, une industrialisation croissante de la région, la disparition de la mangrove et, surtout, la poussière générée par les mines de charbon à ciel ouvert proches qui produit un gaz carbonique acidifiant qui ronge le calcaire des pains de sucre. Il faut donc y venir vite car quand vous aurez 10000 ans, ce sera sans doute trop tard.

C’est donc sur la baie du petit dragon, au nord, que nous avons découvert ce lieu. Coup de bol, notre bateau était petit, 4 cabines seulement et un seul couple d’australiens nous accompagnait et on avait un guide (anglophone malheureusement) plus tout l’équipage pour nous 4 seulement. Re coup de bol, le ciel se dégageait rendant le paysage de plus en plus magique.

On a commencé par un repas gastronomique, trop long à notre goût car on aurait préféré déguster le paysage mais on aurait encore le temps d’en profiter jusqu’à une ’île sur laquelle on allait visiter une superbe grotte mais hélas on n’y était pas tout seul : il fallait même faire la queue pour y entrer, dommage.

Le petit bout jusqu’au « parking » était assez court mais nous permettait de régaler nos yeux sur le soleil déclinant sur l’horizon avant la leçon de cuisine prévue dans les animations. Tous les ingrédients pour les nems étaient prêts, il nous suffisait d’enrouler la farce dans les feuilles de riz. Quelle leçon !

On arrivait ainsi doucement à l’heure du cocktail puis d’un nouveau repas pantagruélique bien arrosé pour essayer d’apprendre ensuite à pécher le calamar.

Claire, déjà un peu malade pendant le repas a été la première à jeter l’éponge, je l’ai suivie assez vite laissant nos australiens se battre avec les gardons.

Réveillés le lendemain matin dès 6h pour le lever du soleil, le temps était trop brumeux pour y voir grand’ chose. Après le p’tit déj’ le capitaine dirigeait notre vaisseau vers un chapelet d’îlots entourant un village flottant qu’on allait visiter dans une petite barque propulsée à la rame.

Les habitants de ce village, de moins en moins nombreux, attirés par les lumières de la ville, vivaient avant surtout de pêche mais maintenant essentiellement du tourisme. Leur mode de vie est intéressant même si on a du mal à s’imaginer vivre ainsi.

C’était ensuite la dernière grande ligne droite pour un retour au port, traversée un peu morose dans la brume et même avec quelques gouttes de pluie pendant laquelle on a eu encore un brunch gargantuesque.

Grâce à ce qu’on avait conclu et payé avec l’agence, le même chauffeur que la veille nous attendait pour nous conduire jusqu’à Hanoï et on pouvait pendant le trajet repenser à la magie de cette navigation.

 

Commenter cet article

Marie-Claude 06/04/2017 19:47

Je remarque le regard de Claire vers son amoureux ( hi hi !!! bientôt 23 ans...) dans ce paysage fabuleux !!! Bises à vous deux !

Lucette 06/04/2017 15:35

Dommage que cette pure merveille qu'est la baie d'Halong devienne de plus en plus polluée et je crains que les vietnamiens n'en prennent pas conscience. Donc toujours un peu brume mais c'est sans doute ce qui donne son charme à ce décor sans pareil -

Annie B. 05/04/2017 18:17

Sacrés veinards! Dommage qu'il y ait de la brume! Cependant, naviguer dans ce genre de conditions météo, donne une autre dimension au voyage... Avis tout personnel...
J'espère que Claire va mieux et qu'elle peut envisager la suite sereinement, avec une petite diète, peut- être. Bises.
Annie