Buenos Aires 2

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Premières aventures

 L’argentin qu’on rencontre ici semble en général souriant, aimable, prêt à rendre service mais avec un gros défaut : il parle espagnol alors que nous, non. On pourrait dire aussi qu’il a Buenos-Aires-2283.JPGdu chien mais c’est seulement parce qu’on en rencontre beaucoup qui gagnent un peu leur vie en promenant les “Chiens-chiens à sa mémère”. On en croise aussi plein qui nous disentBuenos-Aires-2318.JPG « Combien, combien ». On suppose dans un premier  temps qu’ils sont attirés par nos corps merveilleux et s’imaginent pouvoir nous acheter mais non, il nous faudra quelques heures pour saisir que c’est de l’espagnol et qu’en fait ils disent « Cambio » pour nous proposer des pesos de marché parallèle. En effet, pour protéger la devise, une loi leur interdisant de sortir des pesos argentins du pays vient d’être votée et ils ont trouvé ce stratagème interdit pour que les riches puissent sortir plein de pognon alors que leur devise est dépensée par les touristes sur place. Ce change s’avère bien avantageux pour les touristes car ils proposent d’acheter nos €uros à 9 pesos Buenos-Aires-2396.JPGau lieu de 6,50 à la tirette. C’est super mais on avait déjà tiré de l’argent à l’aéroport et on n’a pas apporté d’€uros. On cèdera tout de même à la tentation en “revendant” 200 $ pour 1480 pesos …. Faites le calcul, ça vaut le coup … surtout avec les risques d’avoir des faux billets de 100 !!!

Je vous explique un peu comment faire : quand on vous susurre à l’oreille « cambio » et que vous êtes intéressés, il faut dire « Si, quanto es ? ». Le gus sort alors une calculette et vous chuchote en regardant bien à droite et à gauche « pour 100 $ » en vous montrant une somme écrite sur la machine. Vous pouvez alors faire le dédaigneux, la moue, d’un air de dire que c’est pas assez, c’est possible, mais risqué, d’autant plus que les 2 gorilles à la mine patibulaire qui accompagnent le gus commencent déjà à vous encadrer. On se dirige alors vers un couloir sombre et isolé … pas de geste brusque en prenant votre portefeuille pour sortir la somme proposée. Il sort alors une liasse énorme, prélève ce qu’il vous doit et le Buenos-Aires-2327.JPGtour est joué. On repart alors vite avec le palpitant à 120 en se demandant si on n’est pas suivi, si les billets sont faux ou non et on se dépêche de trouver un petit coin tranquille pour ranger tout ça. Bon, pour nous, le mec était seul, plutôt Buenos-Aires-2421.JPGmalingre et sans gorille, il interpelait, pas vraiment discrètement au vu et au su de la police qui n’était pas loin mais pour le reste, ça s’est vraiment passé ainsi.

Faut ensuite traverser La Boca où on va voir le stade de la Bombonera et aussi Caminito, petit passage incontournable où on pourra admirer les Buenos-Aires-2420.JPGbicoques colorées, se faire tirer le portrait habillés en danseurs de tango, se faire porter Buenos-Aires-2436.JPGle chapeau ou bien assister et même tenter quelques pas de la danse nationale.. Mais avant, on veut faire la traversée à pied pour bien s’imprégner de l’ambiance. A l’occasion d’un 1er arrêt pour boire un coup, une brave dame nous prévient qu’il vaut mieux pas s’arrêter. Quelques pas plus loin, Claire a l’impression d’avoir reçu une fiente d’oiseau sur la tête et, immédiatement, une petite dame se porte à notre secours en proposant un mouchoir en papier et en voulant m’entraîner dans une autre rue pour me donner de l’eau Buenos-Aires-2438.JPGque je décline puisque nous en avions tout en la suivant un peu quand même, grand naïf que je suis. Nous repartons et, peu après, une autre petite dame nous interpelle en nous offrant un kleenex pour que je me nettoie le dos souillé soi disant par les fientes d’oiseaux. Là, on comprend et on se sauve assez vite car, on l’avait pourtant lu, c’est une de leurs méthodes pour aborder et attirer le touriste afin de le Buenos-Aires-2413.JPGdépouiller, parfois violemment. On s’éloigne donc pour constater les dégâts : sacs à dos, teeshirts, shorts et jambes sonBuenos-Aires-2368.JPGt souillés d’un liquide gras brunâtre, nauséabond peut-être fait à partir d’huile de vidange mélangée à quelque chose qui pue. Inutile de dire que la suite du trajet se fait sous le signa de la méfiance mais sans regrets par rapport à ce qu’on a pu voir. Par contre, on fait le retour en bus et on lave tout dés notre retour à l’hôtel.

Et pendant ce temps-là, dans sa cathédrale, Jésus pendu au téléphone s’en fout. 

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Jo 10/02/2013 12:04

Oui, ça donne envie, mais soyez prudents. Merci de me faire voyager avec Vous par vos commentaires et vos photos, c'est super...

valerie 10/02/2013 09:33

ça donne envie... profitez, mais restez vigilants... Jésus vous espionnait etnous appelait pour nous dire que vous n'étiez pas si sages que cela !!!