Chiloé : que d’eau, que d’eau !

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Bon, il va manquer plein de photos, mais ca ne passe pas.   

On quitte la Patagonie et on commence notre remontée vers le nord. A 2000 kms de là, à mi-chemin de Santiago, on va traverser les Andes pour retourner un peu en Argentine mais avant, on a décidé de passer quelques jours sur Chiloé, la plus grande île d’un archipel qui en compte une trentaine. Comme prévu, une voiture de location nous attend à l’aéroport de Puerto Montt et c’est au volant de notre Chevrolet que nous gagnons notre hôtel réservé en ville. Et là, surprise ! Alors qu’on s’attendait à un petit port de pêche, c’est une ville de 200000 habitants, grouillante façon Manille, à la conduite fiévreuse, sans noms de rues, des sens uniques en veux-tu en voilà et nous n’avons que le plan du centre ville. Claire au volant a bien du mérite et beaucoup de cran pour nous faire parvenir sans accrochages, sans avoir écrasé piéton ou chien et malgré mon copilotage approximatif jusqu’à notre hôtel. On n’enChiloe-3579.JPG sort plus jusqu’au lendemain matin et un petit, tout petit tour de ville nous suffira grandement : tristounet, sans grand intérêt si ce n’est, un peu à l’écart, un petit port pittoresque où des pêcheurs dans de petits bateaux rapportent une maigre pêche vendue au marché sur place et, vautré dans l’eau un lion de mer qui attend sa part.P1020884.JPG

On part donc assez tôt vers Chiloé et, peu avant le ferry qui doit nous poser sur l’île, c’est une véritable chasse d’eau qui s’abat sur nous, bienvenus chez les Ch’tiloé, chasse d’eau qui continuera de fuir pendant les quelques 100 bornes de route jusqu’à Castro, la “grande” ville. On se croirait dans le Doubs et on se souvient avoir lu qu’ici, il pleut 300 jours par an. C’est donc normal et on comprend bien pourquoi c’est si vert.

P1020908a.jpgCastro est une petite ville bien sympathique et Claire nous y a dégotté une auberge de jeunesse sans beaucoup de jeunesse mais accueillante, forP1020895.JPGt agréable et bien située. On est content, d’autant plus qu’il ne pleut plus beaucoup et on peut se balader un peu, aller voir les palifitos, typiques maisons sur pilotis, comme s’ils n’avaient pas assez d’eau avec la mer et la pluie, qu’il leur en faut aussi au dessous d’eux ! On se régale aussi des couleurs choisies pour ces petites maisons en bois et tôles aux murs réalisés en écailles de bois.

Au réveil du lendemain, après de fortes pluies la nuit, beau temps ! alors on décide vite d’aller jusqu’à un parc naturel qui propose des petites randos au milieu de faune et flore Chiloe 3595locales. Au cours de 3 petites balades bien balisées, on peut parcourir une forêt impénétrable (Tépoal) telle qu’elle était à l’origine avant la main de l’homme et où Claire m’a dit : « c’est rudement mouillé au milieu de Tépoal ! » et c’est bien vrai que c’est une zone humide couverte d’une végétation luxuriante, les couches de troncs morts s’empilant au fil des ans et heureusement qu’une passerelle est prévue tout au long du tour. La 2ème nous emChiloe 3599mène au littoral Pacifique avec la zone de dunes où paissent chevaux et vaChiloe 3311ches. Quant à la 3ème, dans la lande, c’est une profusion de fuschias en Chiloe 3155fleurs avec les abeilles qui vont avec ainsi que les colibris trop rapides pour mes vieux réflexes de photographe.

Ce qui est plutôt bien avec un pays qui n’a pas une longue histoire, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monuments à visiter pour faire intellectuellement curieux mais on sacrifie quand même aux conseils touristiques et on va voir quelques-unes des églises construites par les jésuites au moment de l’évangélisation des indiens et classées au patrimoine mondial. Bon, elles sont en bois,Chiloe-3581.JPG Chiloe 3603colorées souvent, chaleureuses à l’intérieur et voilà.

Le lendemain, pluie, pluie, pluie … on fait avec, on quitte notre auberge pour remonter au nord de l’île en visitant quelques villages et on se plante lamentablement de route. Après donc avoir fait un détour d’une trentaine de kms, emprunté un chemin de terre boueux qu’on s’est empressé de restituer, on échoue dans une nouvelle auberge de jeunesse à Ancud au nord de l’île, avec jeunesse et allemands celle-là et on n’en bougera que pour aller manger un curento, plat fait dChiloe-3552.JPGe patates, poulet, porc, moules et palourdes géantes, galettes de patates, le tout arrosé d’une soupe de poissons … léger comme tout pour bien dormir.

Le lendemain, il nous faut quitter cette île jolie mais humide, qu’on avait vue sous le soleil de l’avion lors de notre arrivée, pour aller à notre point de départ de la traversée des Andes : route et navigation au programme pour ce trajet, si, si. Chiloe 3628

  On se retrouve donc à Puerto Varas, au bord d’un magnifique lac andin pour monter notre expédition. Cette délicieuse station balnéaire nous offre quelques surprises comme ce musée un peu loufoque qui entraîne à la rêverie et à la nostalgie mais l’essentiel de notre affaire, c’est la concentration pour réussir au mieux cette aventure : parvenir en Argentine en traversant l’épine dorsale du continent avec 4 trajets en bus sur des pistes de montagne et 3 navigations sur des lacs aux eaux glaciales. Bon, d’accord, Claire me dit que j’exagère un peu le côté “aventure” car en fait, c’est une excursion avec une présence assez importante de plus âgés que nous, portage des bagages, nos valoches vont toutes seules à Bariloche, mais c’est mon côté un peu poseur.

Chiloe-3662.JPGAu moment du départ, la météo n’est pas bonne du tout, toutes les montagnes qui nous entourent sont dans les nuages et depuis la veille au soir, ce sont des trombes d’eau qui se déversent sur nos têtes mais bon, on fait contre mauvaise fortune bon cœur et on se dit que l’essentiel est d’arriver à bon port. Cependant, parvenus presqu’au terme de notre premier tronçon en bus, arrêt brutal derrière une file de cars et d’autos : à cause de la pluie qui tombe depuis 5 jours, des coulées de boues volcanique ont traversé la route, entraînant sans doute une partie de la route, on se croirait aux Philippines. Sécurité oblige, le chauffeur ne veut pas passer sans qu’un avis officiel lui soit donné. On attend donc pendant 4 heures qu’un bulldozer vienne pour niveler un peu et qu’on puisse continuer. Ce retard fait qu’on sera obligé de zapper toutes les balades prévues et qu’on arrivera dans le noir à Bariloche, toute la journée sous la pluie et sans une vue sur tous les magnifiques paysages qui semblent nous entourer. Dommage.

Sous le soleil, le lendemain de notre arrivée à Bariloche, on se croirait en Suisse, il neP1020982.JPG manque que la célèbre vache. Et d’ailleurs, le chocolat, c’est la spécialité du coin mais il y a aussi les chalets, les montagnes et les lacs : c’est en effet LA station de sport d’hiver d’Amérique latine et c’est bien vrai que c’est magnifique : Chamonix mais en plus grand. On va certainement y passer quelques jours de quiétude et de balades.

 

 

Commenter cet article

Christian 12/03/2013 12:55

Ici c est toujours l hiver avec le retour de la neige, mais les paysages sont moins lumineux que les votres !!!

nathalie 11/03/2013 07:39

bonjour a vous. avec du retard desolee bon anniversaire a gilles. bisous a vous deux. famille momo