De l’Argentine au Brésil : Iguazu.

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Iguazu 4992L’endroit est bien connu parce que ses habitants ont les oreilles décollées et le front plat à cause des célèbres cataractes. En effet, le matin, mal réveillés, ils dirigent leurs oreilles vers le bruit des chutes en se demandant quel est ce bruit et, lorsqu’ils se le rappellent, ils se frappent le front du plat de la main en se disant que c’est bien sûr, ce sont les cascades de l’Iguazu ! Mais ça, c’est même pas vrai parce que, du bruit, on n’en entend pas vu qu’elles sont loin et elles se font même discrètes quand on est à côté.

P1030707C’est aussi le point de 3 frontières entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine. Le fleuve Parana fait la frontière entre le Paraguay et les 2 autres mais il n’a pas de chutes, pas de bol pour les Paraguayens. Par contre, son affluent, l’Iguazu, entre le Brésil et l’Argentine, fait un sacré barouf une vingtaine de kms avant de se joindre au Parana et c’est uniquement grâce à ça qu’on le connaît : imaginez une vaste rivière pas trop profonde qui serpente paresseusement dans une plaine enIguazu 4973 se partageant en de multiples bras jusqu’à atteindre une largeur de plus d’un kilomètre. Elle arrive alors au bord d’un empilement de fers à cheval où ses bras se séparent pour trouver chacun son passage et dégringoler où il peut, comme il peut 80m plus bas et retrouver tous les autres pour ne faire plus qu’un lit qui va retrouver sagement le Parana.

Alors, évidemment, tout le monde va voir ça, d’autant plus que c’est rudement bien aménagé et qu’on peut faire 2 fois la visite : au Brésil et en Argentine.

Arrivés à Puerto Iguazu, côté Argentin, on commence donc la visite de ce côté et c’est vraiment incontournable parce qu’on peut se balader sur plusieurs kms de passerelles qui passent à côté ou en dessous, enjambent, traversent, surplombent les différentes cascades de ce côté.Iguazu 4951 Bon, pour la couleur de l’eau, faut pas croire que c’est la chasse d’eau quand Claire est passée aux toilettes, si elle est jaune-marron comme ça, c’est la faute à la déforestation Iguazu 4989en amont car il paraît qu’il y a une quarantaine d’années, elle était limpide et d’un bleu-azur … tant pis pour nous.  Pour le prix du billet, on a une balade en petit train qui nous emmène jusqu’au point le plus éloigné et plusieurs douches gratuites si on se sent aventurier. Ça reste pourtant au stade de brumisateur et pas vraiment de douche. On nous propose également des parcours payants un peu plus sportifs maisP1030693.JPG on ne se penche pas trop sur la question. Par contre, les orages de la veille empêchent d’aller sur l’île au milieu … dommage. Pour faire de belles photos, c’est pas trop difficile : il suffit de repérer les groupes de gens, regarder dans quelle direction ils pointent leurs tablettes, téléphones et autres caméras ou même des appareils photo et “clic”, c’est dans la boîte. Il y a plus facile et chez vous : vous vous munissez d’un appareil étanche et vous le mettez au fond d la cuvette avant de tirer la Iguazu 4996chasse. Par contre, aussi belles soient-elles, elles ne rendent jamais ce qu’on peut ressentir avec la fraîcheur de l’eau mêIguazu 5016lée à la chaleur du soleil, les odeurs d’humus de la forêt présente tout autour et le panorama à 360°, c’est unique.

Entre la forêt autour et le bord de la rivière, à admirer toute cette eau et à regarder les singes et koatis voleurs, on y reste 6h sans voir le temps passer.

Iguazu 5038Côté Brésil, c’est un bus urbain, le même que pour l’aéroport et pas cher du tout, qui nous conduit jusqu’aux chutes et si de ce côté la promenade est beaucoup moins longue, le point de vue n’est plus du tout le même et cette vision d’ensemble complète bien ce qu’on avaitIguazu 5063 vu de l’autre côté. Il y a aussi un parc aux oiseaux et aux papillons qui vaut largement le détour et d’y passer une paire d’heures pour y voir grues, toucans, colibris et autres papillons morphos …

Pour passer la frontière vers le Brésil à Foz Do Iguazu, on prend un bus urbain pas cher du tout pour cette trentaine de kms, en se faisant avoir car il nous dépose à la frontière pour les Iguazu 5099formalités en nous disant de prendre le suivant de la même compagnie qui ne passe que ¾ d’h après et qui, lui, attend ceux qui vont faire viser leur passeport.

Après avoir réussi à comprendre et à suivre celles d’Argentine, il nous faut maintenant repérer et adopter les habitudes brésiliennes. Pas facile quand on ne maîtrise pas du tout la langue et qu’on a l’impression que ce qu’ils nous disent ressemble à du slave avec des ch, chw, etIguazu 5106 autres tchawes. Claire se plonge bravement dans la méthode Assimil mais bon, à lire, ça va un peu mais pour comprendre quand ils parlent, c’est une autre paire de manches. Après avoir réussi à commander une glace, par exemple, je Iguazu 5116crois comprendre qu’il me propose des sauces et je décline l’offre en commençant à manger mais, pas content du tout qu’il est et on comprend ensuite pourquoi : il fallaiP1030726t peser la glace pour la payer au poids et j’en avais déjà englouti une belle part. Oups ! AP1030736u restau, c’est notre 1er “rodizio” et on ne comprend pas tout de suite qu’il y a les buffets entrées-légumes-desserts à volonté alors que pour la viande, les serveurs munis de grandes brochettes passent sans arrêt proposer différentes viandes, et tout y passe, bœuf, porc, mouton, cœurs de poulet … jusqu’à indigestion. On cale assez vite et notre “petit” appétit les fait bien rigoler.

P1030714Il nous faut maintenant préparer notre arrivée à Rio … un peu d’appréhension quand même d’atterrir dans cette ville immense sans bien dominer le fonctionnement des transports. On verra bien.  

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Christian 21/04/2013 12:05

Toujours de magnifiques images qui nous font rever! On sent venir les odeurs du Bresil, alors Gilles, attention à ton petit coeur !!!