Le Nord Ouest de Salta.

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Après le tour vers Cafayate, on filait vers le Salta-Nord-ouest 4762NO, le long de la ligne du petit train dans les nuages : c'est-à-dire qu’on pensait aller P1030581jusqu’à Puerto Tastil, là où la route cesse de longer la voie ferrée, à 3500m d’altitude, après 100kms dont 30 de piste et avoir vu les principaux ouvrages de cette voie ferrée réservée maintenant aux touristes. Au cours de ce trajet au milieu d’un paysage digne d’un décor de western on ne croisait que quelques camions et cavaliers, en ne voyant que de raresP1030595 habitations isolées et sans vie autour, avec panneaux photo voltaïques tout de même. En arrivant à l’entrée du village, une brave dame nous arrête en occupant le milieu de la route pour nous demander de l’emmener à San Antonio de Los Cobres, 60 kms plus loin et 700m plus haut. On parvient à lui faire comprendre qu’on n’ira pas forcément, qu’on veut manger un bout ici et que si on se décide, Salta-Nord-ouest 4793promis, jurSalta-Nord-ouest 4801é, craché, on les (car elles étaient 2) emmènera. On fait notre tour du village où on ne croise personne sauf à l’école où, comme partout dans le monde, les élèves sont en récréation quand on passe devant (c’est pour rire…) et auSalta-Nord-ouest 4802x 2 musées (il y en a 2 en effet sur la population indienne primitive, un site ayant été dégagé sur la colline au dessus du village). Le 2ème est particulièrement folklorique, il est dans une maison d’habitation, tenu par un bonhomme semblant plus entre 2 Salta-Nord-ouest 4804vins qu’entre 2 eaux et qui nous a joué “La lettre à Elise” sur des pierres sans doute ferrugineuses (comme l’eau) et produisant des sons de cloches. On parvient tout de même à trouver un truc à grignoter Salta-Nord-ouest 4798et on regagne l’automobile sans avoir encore décider de ce qu’on allait faire. Là, une autre petite dame nous attendait sans doute car elle vient vers nous et nous demande si on ne va pas vers San Antonio. On se dit que toute la population du village veut s’y rendre et on lui fait comprendre qu’on avait déjà promis à 2 autres personnes à l’entrée du village et on y va. Seulement, arrivés là-bas, il n’y en a plus qu’une et on n’est même pas sûr que ce soit la même. Salta-Nord-ouest 4799Contraints et forcés par leurs méthodes d’auto stop, on embarque celle-là et l’autre un peu plus haut et partons vers San Antonio sans Bérurier heureusement (pour celle-là, faut connaître Dard). C’est une belle route qui, quittant la vallée, nous offre un paysage de plus en plus désolé, nos passagères caquètent un peu puis semblent s’endormir, on ne rencontre un peu de Salta-Nord-ouest 4818piste que sur une dizaine de kms à la fin, puis San Antonio ! Etrange, c’est sans doute le qualificatif qui convient le mieux de prime abord. Dans une cuvette au centre de tous les Salta-Nord-ouest 4806courants d’air chargés de sable, des rues balayées par les vents, l’harmonicSalta-Nord-ouest 4815a d’Ennio Morricone, nos stoppeuses qui nous quittent en se réajustant, on surveille nos arrières prêts à dégainer puis on arrive devant la poste où quelques 200 personnes font la queue attendant leur tour pour on ne Salta-Nord-ouest 4813sait quoi, des petits stands de bouffe leur permettant de patienter des heures durant. Décidément, la poste est bien partout la même.

Un peu plus loin, un petit marché avec des personnages haut en couleurs et fortement typés puis, un peu de chaleur dans ce monde aride, une fillette vient prendre la main de Salta-Nord-ouest 4810Claire pour …. lui demander son reste de Coca qu’elle a à la main … on est bien peu de chose à côté de l’attractivité des produits de l’Oncle Sam ! En poursuivant dans le village, on découvre un vieux lotissement de baraques qui semble vides et un nouveau et fort moche, en construction. On croit comprendre que c’est Salta-Nord-ouest 4817militaire mais on n’en voit pas un.

On repart ainsi vers la “grande ville”, fort contents tout de même d’avoir découvert ce coin atypique, qui ne ressemble à rien de ce qu’on avait déjà vu en se disant quand même qu’on ne pourrait pas vraiment vivre ici.

Commenter cet article