Notre 2ème traversée des Andes

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Ça y est, on l’a fait ! Pour rejoindre Santiago, on avait choisi le bus de ligne pour avoir l’occasion d’admirer quelques paysages andins sur la célèbre route de traversée est-ouest de l’Argentine, celle qu’avaient suivie les espagnols et celle qu’avait prise l’armée qui a libéré le Chili et l’Argentine des mêmes espagnols.

P1030056P1030055Au départ, avec notre chargement habituel de l’hôtel jusqu’à la gare routière, on n’y croyait pas trop car le ciel était bas, chargé de nuages, il faisait toujours aussi frais. Quelques kms après Mendoza, c’était carrément la purée de pois et on se disait qu’on ne verrait rien du tout comme lors de la précédente.

Et, alors qu’on attaquait les contreforts, quelques trouées d’abord puis un ciel grand bleu qui mettait en valeur tous ces reliefs, les couleurs et cette immensité désolée. Malheureusement, alors qu’on aurait pu le voir avant, l’Aconcagua était maintenant caché par les autres sommets mais on savait bien qu’il n’était pas loin et qu’il nous dominait de toute la majesté de sa crête couronnée de neige.2eme-traversee-andine 3803

Ainsi on montait, montait, montait jusqu’à 3100m en traversant toutes ces splendeurs alors que les autres passagers blasés dormaient comme des souches sauf une petite vieille qui a utilisé au moins 6 fois les toilettes, sans doute pour avaler des boulettes ou les rendre ?2eme-traversee-andine 3806

Nous attendait tout de même l’épreuve la plus difficile de cette traversée : le passage de la douane. Un passage particulièrement délicat, d’une gymnastique toute particulière, 2eme-traversee-andine 3809certainement d’un niveau 5c en escalade : après environ ½ heure d’attente dans le bus, on nous fait descendre et aller vers les bureaux à la queue leu leu pour y accomplir les formalités administratives. Un guichet pour le visa de sortie d’Argentine, schlack, schlack, et un guichet pour le visa d’entrée au Chili, schlack, schlack, avec la queue à chaque fois bien sûr. Ensuite, les 60 passagers du bus sont rassemblés avec leur bagage à main devant eux, serrés et debout devant de longues2eme-traversee-andine 3811 tables, comme du bétail, en attendant que les bagages de soute passent sous le lecteur rayon à côté de nous. A l’issue de ce passage, 6 valises sont retenues, les propriétaires appelés pour une fouille totale : ce sont les grands perdants parce que pour eux, retasser tout dans la valise, c’est pas forcément facile alors que 55 personnes attendent derrière, c’est pourquoi ils sont souvent lapidés. Claire et moi avons réussi cette épreuve, il ne nous restait plus qu’à passer chacun notre tour le bagage à main sous le lecteur, avec toutes les angoisses que ça comporte avant de remonter dans le bus et de subir un dernier douanier qui venait compter les passagers. Et bien sûr, pour tout ça, faut surtout pas avoir de denrées dans son sac : passage de fruits, même secs, de viande, légumes ou charcuteries sont interdits … par contre, pour la drogue, on peut sans doute assez facilement parce que j’ai vu un de leurs chiens qui marquait et suivait ardemment un douanier. Peut-être en avait-il confisqué pour son usage personnel ? Possible.

Faut quand même que j’arrête de balancer comme ça parce qu’on a quand même encore une fois cette frontière à franchir.

Bon, une fois cette épreuve accomplie, le bonheur des yeux continue sauf que, côté chilien, toute la route qui redescend les2eme-traversee-andine 3814 2000m est en travaux, ce qui fait qu’il y a des attentes lorsque des camions doivent monter et, encore heureux, pendant la durée des travaux, ils ont établi le passage de jour dans ce sens et de nuit dans l’autre, tant pis pour ceux-là qui ne peuvent rien voir.

2eme-traversee-andine 3818Pour une belle descente, c’est une belle descente ! même comparée à la mienne, c’est bien mieux sauf qu’il n’y a plus les mêmes couleurs que du côté argentin et même si 2eme-traversee-andine 3820maintenant on voit des cactus en fleur, c’est beaucoup plus aride jusqu’à notre arrivée dans la plaine. On arrivait ainsi à Santiago, capitale de 6 millions d’habitants mais à l’arrivée, il y avait encore l’épreuve “bagages” avec tous les passagers massés devant les soutes entre 2 bus et un p’tit gars qui essayait vainement de distribuer en demandant les numéros. Bien sûr les nôtres étaient tout au foP1030057nd, bien entendu un racoleur pour un taxi a essayé de nous arnaquer en proposant peu puis en cachant le compteur mais ces avatars font partie des relations “normales” entre locaux et touristes.

Nous, on en a pris plein les mirettes pendant 8h de bus grand confort … encore une belle journée pour nous.

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kessi 20/03/2013 11:24

Coucou,

Merci de nous faire partager votre voyage!
Les paysages sont magnifiques, les habitants sont ils accueillants?