Salta et Cafayate.

Publié le par claireetgilles.over-blog.com

Salta ! Quand on y arrive après cette superbe traversée des Andes en bus, on s’en faisait une toute autre idée : un peu comme San Pedro, petit bourg au milieu du désert alors que c’est une grande ville sur une vaste vallée verte. On y retrouve la vie desP1030578 grandes villes argentines avec la circulation effrénée dans laquelle les R12 et les 504 se fraient leur chemin, où les priorités sont difficilement compréhensibles, où les clignotants semblent n’être que des options hors de prix, dans laquelle chiens et piétons surgissent inopinémeSalta-et-autour 4663nt et où les indications de directions ne sont qu’imaginaires. On devait avoir notre véhicule de location, une C3, le lendemain en fin d’après midi mais à cause de tout ça et pour économiser le pSalta-et-autour 4681arking d’une nuit, on passe au bureau du loueur pour repousser au lendemain matin, d’autant plus qu’il nous l’amènera à notre hôtel tout proche.

On se consacrSalta-et-autour 4668e donc à la ville pour cette journée : elle est typiquement coloniale avec sa place d’armes où se retrouvent les jeunes à la sortie des cours et où il fait bon manger en terrasse, le soir, après une rude journée de touriste, avec toutes ses églises richement décorées et ses couvents où on n’aperçoit pas une nonne, ses cireurs de chaussures et petits vendeurs de tout et n’importe quoi, ses chiens qui choisissent eux-mêmes leur mSalta-et-autour 4687aître, ce qui fait qu’on aura chacun le “chien” avant la fin de la journée, avec aussi sa colline qui domine et le téléphérique pour y grimper. Bref, la ville P1030537.JPGtypiquement argentine où il fait bon flâner et se laisser porter par la foule, ce qu’on fait avec délice.

On quitte la ville pour aller d’abord vers le sud, on compte en effet écumer la région en étoile en suivant les “quebradas”, vSalta-et-autour 4694allées encaissées de montagne. Celle qui suit le rio de Las Conchas nous conduit jusqu’à Cafayate (prononcer Cafat’chaté paraît-il) traverse des paysages encore une fois étonnants et grandioses, ponctués de vues remarquables. Ensoleillés et empoussiérés à souhait, on est heureux de faire halte dans cette petite villeSalta-et-autour 4703 de vignobles et d’y découvrir la spécialité pinardesque : le Torontès, délicieux vin blanc qu’on apprécie tous les deux sans doute plus que de raison mais il faut bien goûter aux spécialités et celle-là, on y reviendra plusieurs fois. Au-delà de Cafayate, on est allé voir un site de ruines d’habitats des 1ers indiens Quilmès (du même nom qu’une bière du pays) situées au pied d’une colline au milieu des Salta-et-autour 4705cactus. Ces indiens ont su résister longtemps aux espagnols et quand ils ont été vaincus, ce sont eux qui ont été déplacés pour participer à la construction de la ville de Buenos Aires. Après Cayafate, on prend la direction de Cachi au nord ouest, à 3h de piste bordée parfois du rouge des piments qui sèchent au soleil, traversant de tout petits vSalta-et-autour 4741illages sans vie, au milieu de rien du tout mais au bord de la rivière qui paraît fournir des terres assez fertiles pour un peu de culture et d’élevage. On ne rencontre que peu de véhicules et de gens, peu de vie également à part quelques chiens, un Salta-et-autour-4770.JPGrenard et quelques envols de perroquets en bandes. A Cachi (sans cédille, le C), on craque pour un hôtel assez chic car on a un peu raté le centre où on aurait pu avoir un peu plus dans Salta-et-autour 4759notre genre mais tant pis. C’est une toute petite ville où on retrouve nos flamands (eh oui, avec un D) de compagnie à San Pedro, surprise ! que le monde est petit ! mais non, c’est qu’on tourne autour des même curiosités avec le même bouquin-guide. En dînant de notre pizza en terrasse, on est toujours aussi surpris du froid qui peut nous tomber dessus dès que le soleil se couche alors on rentre vite.

Pour aller vers le nord ouest, il nous faut repasser par Salta et, àSalta-et-autour 4710 la sortie de Cachi, un couple de jeunes routards, flanqués de 2 énormes sacs, des plus petits, une guitare et 2 chiens nous font signe d’arrêter pour nous demander où on va. Ils ne savent pas trop bien pour eux mais finalement se décident pour Salta avec nous. Claire regimbe un peu pour les chiens mais il s’avère que ceux-là préfèrent rester à Cachi. Ouf ! Imaginez un peu donc 4 adultes avec 4 gros sacs, une guitare et au moins 4 sacs plus petits dans une C3 partis pourSalta-et-autour 4734 3h de piste. Notre passagère argentine était ainsi coincée sur les genoux de son uruguayen de copain et on a eu grand peur qu’ils ne se reproduisent en route. Eux, pas un mot ou presque d’anglais et nous presque rien d’espagnol : trajet rudement enrichissant pendant lequel on avait l’impression de trimballer des bagages qui discutaient entre eux.

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